karim-senouci

Tout comme la science-fiction, les histoires fantastiques sont de véritables fenêtres sur d’autres mondes et d’autres êtres qui ont une façon différente de voir la vie et de rêver.

Du plus loin que je puisse me rappeler, j’ai toujours été un enfant rêveur et aventurier. Très rapidement, je me suis intéressé aux sciences. En premier à la paléontologie. J’étais fasciné par le fait que des animaux aussi gigantesques avaient pu fouler le sol de notre planète. Ensuite à l’Histoire, je trouvais les civilisations antiques formidables ! Elles dégageaient toutes sortes de mystères. Comment avaient-elles réussi à construire tous ces monuments ? Pourquoi avaient-elles disparues ? Ma curiosité n’a pas de limites et elle m’a valu de nombreux blâmes à force d’appuyer sur tous les boutons que je voyais. Ma mère en devenait folle.

Mais mon premier pas dans le fantastique et la science-fiction est arrivé avec les séries de dessins animés de mon enfance. Comme tous mes amis, je jouais à être le héros de ces histoires, mais très vite je me suis senti à l’étroit. Je me suis donc imaginé partir à l’aventure avec mes héros. Je développais mes propres pouvoirs, armures et machines. Ce que je ne savais pas encore, c’est que mon imaginaire allait changer complètement avec la vision d’un seul film.

Je ne me rappelle plus la première fois que j’ai vu ce film ni le nombre de fois, d’ailleurs. Ce que je sais, c’est que ce film « Star Wars le retour du Jedi », a littéralement changé ma vie ! L’espace me fascinait déjà, mais là c’était une tout autre dimension. C’était bien différent de nos astronautes tournant autour de nous dans la station Mir.

À partir de ce moment-là, quel que soit l’univers auquel je jouais, il me fallait des sabres lasers ! Des héros et des méchants se disputaient tel ou tel monde, mais il y avait toujours mon avatar muni d’un sabre laser qui venait redresser la situation.

Au début de l’adolescence, je découvre les jeux de rôles et là, mon Univers prend une nouvelle tournure. Je commence à le partager avec mes amis lors de longues périodes de jeu. Puis, chacun apporte leurs pierres à l’édifice, au fur et à mesure des parties. C’est comme cela qu’un univers complexe s’est créé, s’ouvrant sur des mythologies variées, allant de simples personnages aux dieux, en passant par les demi-dieux et autres héros.

Pendant cette longue période qu’est l’adolescence, je découvre ce qu’est la Hard SF à travers de 2001 l’odyssée de l’espace et de ses suites. Je découvre ensuite les romans d’anticipation de Philippe K. Dick. Mon imaginaire se structure et devient moins manichéen. Il est de plus en plus réaliste sur les technologies, mais il ne perdra jamais son côté héroïque.

En fin d’adolescence, je pars pour mon service militaire. Au niveau de mon imaginaire, cela m’apporte une vision différente du combat moderne et m’apprend ce que le corps humain est capable d’endurer, de supporter et de faire.

Ensuite, je commence mes études d’informatiques. Je finis par travailler dans la société ou je suis actuellement en tant que spécialiste système et réseau.

Durant cette période, j’ai suivi les aventures du sorcier le plus connu de la planète. Imaginé par une femme géniale, j’ai nommé Harry Potter. J. K. Rolling m’a enseigné à travers ses livres que l’on pouvait raconter de grandes aventures et faire partager de puissants sentiments à un lectorat extrêmement varié. Il suffit d’écrire avec les bons mots.

Ma vie devient plus stable et mon esprit me rappelle une histoire enfouie. Une histoire que je n’ai jamais partagée : la genèse du monde principal de mon univers fantastique. L’histoire de ce héros auquel j’ai pris le nom pour mon pseudonyme dans nombre de jeux en ligne.

J’ai donc laissé germer cette histoire dans ma tête, ainsi que ses personnages. Dans chacun d’eux,  j’y ai mis un peu de moi et un peu de mes connaissances. Une fois l’idée bien fixe, j’ai effectué environ deux mois de prise de notes et de plans pour la série. Je me suis ensuite lancé dans l’écriture.

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